8 avril 2020 3 Commentaires

Le sax et la plume

« Les parfums, les couleurs et les sons se répondent. »

Dans son poème « Les Correspondances », Charles Baudelaire nous laisse entrevoir la profonde unité de la nature, où tout fait écho à tout, au sein de laquelle tous nos sens sont sollicités, un voyage tout en résonances…

Je vous propose de faire correspondre, de faire résonner vos mots avec ce petit air de sax.

Concrètement, cela ne prend que quelques minutes…

Fermez les yeux et prenez le temps de voir ce que cette petite mélodie fait naître en vous.

Puis, écrivez les mots qui viennent, sans vous censurer.

Enfin, à partir de ces quelques mots, écrivez quelques lignes…

3 Réponses à “Le sax et la plume”

  1. Tophepremier 12 avril 2020 à 19 h 22 min #

    A La New-Orleans ce fut l’Ouragan..

    Et la musique a pu faire lien avant… après
    Avec les hauts, les bas… les graves et les aigus… Le sax et la trompette… les danses et les parades…. ceux qui jouent et ceux qui écoutent…

    La joie et la mélancolie se mêlent pour ne faire qu’un et je sais que tout est possible, que tout n’est pas mort.

    L’avenir se dessine, peut s’esquisser…. vers le meilleur!

    J’aspire à l’Utopie, à l’évasion à la méditation: je me laisse porter par le présent sans chercher à le censurer… en entrevoyant la porte qui s’ouvre, si près, si proche et si lointaine.. là-bas, juste à côté…

    Il faut y aller!

  2. Stéphane 15 avril 2020 à 18 h 57 min #

    Bercées par le souffle du vent, elles virevoltaient
    Suspendues dans l’air et au temps désormais compté
    Secouées inlassablement de tourbillons en tourbillons
    Pour leur dernier voyage vers de lointains horizons
    Souvenirs d’un récent passé et de l’hêtre abandonné
    Vêtues de leur robe de couleurs aux teints cuivrés
    Disparaître pour laisser la vie entrer en sommeil
    Et mieux renaître aux premiers prémices de son réveil
    Éphémère épisode d’un spectacle sans cesse renouvelé
    Pour celles qui émerveillent tant par leur beauté -

  3. Mutyne 23 avril 2020 à 19 h 20 min #

    Un papillon de nuit s’envole au vent.

    Il craint, la pluie lui donne du tourment.

    Les néons de la ruelle luisent.

    Sans que les gouttelettes lui nuisent,

    Il virevolte autours de l’anneau blanc

    Qui indique un bar où il faut du cran

    Pour s’aventurer chercher un verre

    Qui ne contiendra que de la bière.

    Le papillon tourne et en revirant,

    Gouttelette l’écrase sur un bob

    Dont l’air pour l’endroit semble détonnant,

    Porté par un client un peu trop snob.

    Une portière s’ouvre à l’avant droit

    D’une Cadillac d’il y a vingt ans.

    L’homme s’engouffre dans l’intérieur froid

    Le papillon subit le mouvement.

    Ainsi disparu de la ruelle,

    L’histoire ne dit rien de sa destinée.

    Assurément étirant ses ailes

    Vivement se trouvera déplié

    En catastrophe aura dégotté

    Refuge des rays de la matinée.

    Ceci pour le meilleurs des scénarii

    Car le récit pouvait de mal en pis.


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